DE VIENNE

LA PSYCHANALYSE

 

PRÉSENTATION


Il n’est pas évident de préciser toutes les raisons qui ont conduit l’asbl PÔLE NORD et conduisent toujours PÔLENORDGROUP à passer d’une recherche sur nos carences dans la sphère du politique et du social à l’intérêt pour la psychanalyse. 
Avec le recul, une des motivations plonge dans l’inquiétude liée au constat que, pour le moment, trop peu d’esprits «libres» et «solides» mettent leur  affectivité et leur intelligence au service de l’organisation d’une vie sociale qui ne sombre pas dans les destructions.
En d’autres termes, notre hypothèse de la possibilité d’une orientation civilisatrice tient-elle la route - et à quelles conditions - ou nous plonge-t-elle définitivement dans l’utopie? Cette interrogation, en liaison à différents textes de Freud et de ses continuateurs, a été approchée. Le sujet amène à bien différencier la vie de l’individu humain, celle des groupes et celles des sociétés, mais aussi à les relier.
Des lectures stimulantes de psychanalystes, comme Donald Woods Winnicott, W.R. Bion ou André Green sont entrées dans le champ d’exploration de nos groupes de recherches et sont mises en évidence sur le site www.metavolution.org 

L’intérêt pour notre existence en société n’est pas étranger à la question de la spécificité du psychisme humain. Comment s’établissent les connexions avec la sphère sociale, comment évoluent-elles? Cette problématique n’avait pas laissé indifférent le père de la psychanalyse. 
Nous sommes convaincus que l’organisation sociale aide ou non les individus humains à se développer, tout comme l’environnement familial aide ou non l’enfant à grandir. Cela dépend. 
Dans tous les cas, une approche plus fine de la spécificité du psychisme humain est utile. En effet, les humains sont pleins de ressources, mais très compliqués. 

Mais même si Freud se veut sans illusions sur des pulsions destructrices, il ne conclura jamais, comme le fait un philosophe tel Thomas Hobbes, que «l’homme est un loup pour l’homme».
Freud attaque l’idéalisme des religions comme celui des «Lumières» sur un point très particulier: ni les unes, ni les autres ne prennent vraiment en compte la culpabilité et le malheur qui résultent des mauvaises autorités exercées sur le psychisme, que ce soient des autorités trop répressives ou trop permissives. 
Il plaide pour la reconnaissance ouverte de notre agressivité comme de la culpabilité dans le développement historique afin d’éviter ce «Malaise dans la civilisation» qui peut faire tant de dégâts.

Cette question tout autant que celle qui concerne les États modernes – et on mesurera à quel point ces deux interrogations peuvent être connectées - resteront largement ouvertes dans notre réflexion. 

PÔLENORDGROUP remercie les psychanalystes qui ont bien voulu et voudront continuer à l’aider dans cette recherche.
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