LE PACTE AVEC L’HISTOIRE
Essai contre le scepticisme moderne
Échos dans les médias

Le Pacte avec l’Histoire
Revue Demain  - Paris - n° 299 

À première vue, la pensée moderne est la séduction même. Elle aurait jeté aux oubliettes dogmatisme et sclérose et institué le monde de la critique, de l’éternelle nouveauté. Mais cette ère nouvelle célèbre avant tout l’humilité, la relativité, le retour à la Nature.

En même temps qu’elle nous invite à pénétrer dans l’univers du changement, la Critique se fait l’apologie du scepticisme: scepticisme tragique dans le Hasard et la Nécessité, souriant dans la Nouvelle Alliance… nous nous serions égarés dans le progrès.

En retraçant pas à pas leur cheminement à travers «l’esprit du temps», les auteurs du Pacte avec l’Histoire découvrent pourquoi notre époque achoppe sur le problème de la responsabilité historique. Sans prise sur celui-ci, la pensée moderne reste une promesse de beaux jours et nous ramène sans fin aux valeurs anciennes.


Le Pacte avec l’Histoire
Journal La Dernière Heure  - Belgique  (extraits)

On aimerait mieux connaître Jacques De Cock et Charlotte Goëtz-Nothomb, auteurs d’un ouvrage dense, très réfléchi, se voulant essai contre le scepticisme moderne. Le Pacte avec l’Histoire, publié à Paris aux Éditions Universitaires, dans la collection Encyclopédie, représente un long et mûri cheminement à travers l’esprit du temps.

Les deux écrivains, animateurs de l’association PÔLE NORD à Bruxelles et de la revue du même nom, centrée sur les problèmes sociaux, éducatifs et politiques ont le regard clair et un très bon esprit de synthèse.

Ce n’est, en effet, pas facile, de résumer en 130 pages, les points essentiels de la pensée moderne qui a cherché à jeter aux oubliettes dogmatismes divers et scléroses et a voulu instaurer le monde de la «critique» qui, à son tour, a fait un dieu de la Nouveauté, du Hasard et de la Nécessité. En quelque sorte, comme disent les auteurs, «nous nous serions égarés dans le progrès».

L’objectif de l’essai est d’arriver à poser un problème, et aucune solution définitive n’est ici affirmée. Les auteurs s’inquiètent seulement de constater que les hommes sont conditionnés à avoir peur du changement, de la vie. 
Il semblerait que toutes les religions, y compris celle de la science, aient fait faillite et que, paradoxalement, chacun aujourd’hui s’en remet à la Fatalité, autre forme de mythe.
Tous ceux qui s’intéressent au devenir de l’homme doivent lire cet ouvrage, vraiment remarquable.

(A.V.)

Journal Le Soir – Le bloc-notes de Pierre Mertens  - Belgique  (extrait)

[…] La question de la responsabilité reviendrait-elle, heureusement, à la mode ? En pleine débacle des idéologies, quelques-uns pensent, à des échelons et, sur des plans divers, que «la responsabilité historique» n’est pas un vain terme, pour reprendre les mots que Jacques De Cock et Charlotte Goëtz-Nothomb emploient dans un essai Le Pacte avec l’Histoire, qui pose plus de questions, assurément, qu’il ne fournit de réponses. 
Mais comment en irait-il autrement ? 


Le Pacte avec l’Histoire
Revue Impressions  - Belgique  (extraits)

1968-1984, deux dates mythiques et contradictoires en cette seconde moitié du XXe siècle. Au niveau de l’actualité, de cette mode qui fait et défait les idées (sans qu’on sache vraiment pourquoi), 1968 n’a sans doute jamais paru aussi loin qu’aujourd’hui à l’heure du néo-colonialisme, de la Crise et du «chacun pour soi». […]
Deux des animateurs de l’association PÔLE NORD ont publié une sorte de manifeste résumant leurs vues sur la longue mouvance de l’après-1968.
À parcourir leur ouvrage, on devine une volonté très nette de leur part de «ne pas lâcher prise» devant l’éclatement, la fragmentation actuelle des idées. Ils consacrent l’essentiel de leur livre à une critique tous azimuts de l’attitude «post-moderne» aujourd’hui dominante dans le champ de la pensée politique. Ils dénoncent avec une saine virulence les contradictions des discours qui, valorisant la rupture avec le passé et la création ex nihilo, fondent un nouveau dogmatisme sur les ruines du dogmatisme antérieur qui prônait, lui, la conservation des valeurs et la tradition à tout prix.
Il serait impossible de résumer dans le cadre de cet article l’itinéraire de leur critique, qui est originale et s’appuie sur des ouvrages de philosophie, des œuvres littéraires, des traités d’éducation et surtout sur cet «air du temps» que véhiculent les éditoriaux de la presse écrite.
[…] Pour eux, il reste important, primordial, de «comprendre» ce qui se trame dans les événements politiques et sociaux, même si la complexité de ces événements semble soustraire l’Histoire à toute possibilité d’actions de masse ou individuelles, autres que celles qui passent par les politiciens installés.
Si leur critique de la «condition post-moderne» est bien étayée, il faut avouer que la faiblesse de leur analyse réside peut-être dans ce grand désir, respectable et noble, de comprendre les choses et d’agir sur elles, désir qui tourne un peu à vide dès qu’il s’agit de proposer quelque chose, parce qu’il ne s’agit – après tout – que d’un désir.

(Thierry Smolderen)