JEAN-SÉBASTIEN BACH

Échos dans les médias

 

Une exposition J.-S. Bach qu’il faut aller voir 
La Dernière Heure  - Belgique  (extraits)

Pour souligner le tricentenaire de la naissance du cantor, les animateurs de l’asbl Pôle Nord ont eu la chance de bénéficier de la collaboration de la Bibliothèque Royale Albert Ier, du Goethe Institut Brussel et de celle de nombreux et réputés collectionneurs. Les panneaux de l’exposition, remarquablement montés, ont figuré à l’exposition «Bach-Haendel-Schutz», réalisée par l’Institut für Auslandbeziehungen de Stuttgart ; ils situent d’emblée le milieu musical de l’époque, tandis que des fac-similés ou copies de manuscrits de J.-S. Bach s’offrent au regard du visiteur qui peut ainsi s’arrêter devant le n° 18 : Pièce pour luth à Monsieur de Schouster (BWV 995), le seul manuscrit authentique de la main de Bach qui se trouve dans les collections de la Bibliothèque Royale et dont le graphisme, révélé par le fac-similé, souligne bien la régularité d’écriture et la richesse de nature du compositeur.
L’iconographie, très variée, est évidemment le point essentiel de l’exposition, tandis qu’un montage audiovisuel sur le thème «Bach, l’élaboration du mouvement» est présenté par la belle et chaude voix de Jacques Viala.
Cette manifestation culturelle, inscrite dans le cadre de L’Année de la Musique et inaugurée le 17 janvier s’enrichit de plusieurs soirées : outre l’audition de L’Art de la Fugue par Marcel Druart, Walter Corten traita de «La réémergence de Bach au XXe siècle et sa perception dans le romantisme français» ; Bernard Focroulle avait choisi pour son exposé «Les interprétations de l’œuvre d’orgue de Bach au XXe siècle», tandis que William Hekkers allait insister sur «L’interprétation des cantates de J.-S. Bach», dont il a réalisé une série d’émissions à la RTBF.
Autant d’initiatives savantes qui permettent de pénétrer plus en profondeur l’œuvre magistrale du cantor. 
(A.L.)

«L’Art de la Fugue»  par Marcel Druart
La Dernière Heure  - Belgique  (extraits)

Parmi les multiples concerts J.-S. Bach organisés dans le cadre de l’Année de la Musique, celui mis sur pied par l’asbl PÔLE NORD, conjointement à l’exposition «J.-S. Bach à l’origine de l’art moderne» avait réuni une assistance très intéressée à la Chapelle Royale de l’Église protestante, mise à la disposition des organisateurs par M. le Pasteur Rocteur. Et ils étaient nombreux, les amis du regretté Marcel Druart, à entourer Anne-Marie Louis qui fut longtemps titulaire de l’orgue de cette église.

On allait entendre L’Art de la Fugue de J.-S. Bach, joué par Marcel Druart en 1971, au Festival de Paris, en l’Église Saint-Séverin sur le bel orgue Kern. Concert du souvenir, souvenir d’un interprète qui possédait une maîtrise extraordinaire de cette œuvre titanesque, souvenir aussi de l’auteur de L’Art de la Fugue de qui on célèbre cette année le tricentenaire de la naissance.
Cette audition rétrospective a pu être mise sur pied grâce à Radio-France qui a bien voulu prêter très amicalement son enregistrement, geste très apprécié et vivement applaudi. L’enregistrement était doublé par la projection sur écran de la partition des différentes séquences de cette fresque contrapuntique. 
Le caractère génial de la composition et la perfection de l’interprétation de Marcel Druart médusèrent littéralement un auditoire attentif, ému et comblé.

(A.L.)
«Hommage à Bach »
avec Marcel Druart, interprète inspiré
La Libre Belgique - Belgique  (extraits)

L’Art de la Fugue, magistrale illustration du contrepoint en tant que moyen d’expression d’une extrême puissance, représente la fusion idéale du mental et de l’intuitif, où la beauté et l’émotion découlent de l’architecture, où le volontaire et le déterminé engendrent l’impondérable. Œuvre intemporelle, elle est marquée d’un bout à l’autre par le génie et, par sa grandeur, elle exige un ou des interprètes profondément habités par la musique.
Comme on sait, Bach, pour cette partition, n’a pas donné expressément une destination instrumentale. Comme pour L’Offrande musicale, on en a réalisé beaucoup d’instrumentations plus ou moins heureuses. On la joue au clavecin, à l’orgue et même au piano. Il semble que l’orgue soit le plus apte à donner de ce qu’on pourrait considérer comme une abstraction la meilleure image sonore. […]
L’asbl Pôle Nord a organisé une audition d’une bande magnétique, enregistrée par Radio-France à l’occasion du Festival estival de la Musique. Marcel Druart, décédé en 1972 y est l’interprète de L’Art de la Fugue à l’orgue de l’Église Saint-Séverin à Paris. Jean Rotthier, organiste de l’Église des Carmes, a rappelé qui était Marcel Druart. Artiste de première grandeur, modeste et méconnu ; musicien d’une largeur de vue extraordinaire, d’une intelligence aiguë, d’une culture vaste et critique, grand organiste et accompagnateur à la BRT ; professeur d’orgue au Conservatoire de Mons ; créateur de nombreuses œuvres contemporaines de musique de chambre…
Ceux qui ont connu Marcel Druart en conservent un souvenir inaltérable, celui d’un homme de génie.
Il s’était fait l’interprète inspiré et bouleversant de L’Art de la Fugue. L’enregistrement qu’on a eu le bonheur d’entendre le confirme. Tout y est intelligence, musicalité puissante, recréation audacieuse. Il ne respecte pas la partition, il la fait vivre d’une vie bouillonnante et met en évidence bien des aspects de l’œuvre qui échappent à la plupart. […] la liberté, l’audace, l’esprit d’indépendance y éclatent. Même à l’audition d’une bande d’une qualité propre à l’enregistrement en concert, on reste subjugué, étranglé d’émotion, on n’a plus qu’un désir, celui de se taire, de faire le vide pour «recevoir».

(Pierre Heureux)

«Bach retrouve ses couleurs»
Acroches - Le Magazine de l’Actualité Musicale - Belgique  - 2009

Qui ne connaît le Clavier bien Tempéré de Jean-Sébastien Bach ? C’est à une plus vaste compréhension de ce chef-d’œuvre qui donna ses lettres de noblesse à la fugue que la collection Bach en couleurs du musicologue belge Claude Charlier se propose de concourir.

L’idée originale était de passer par les Inventions de Bach, œuvres qui donnent, selon Bach lui-même, un «avant-goût de la composition en général». Ces Inventions font ici l’objet de partitions imprimées en couleurs, ce qui permet au lecteur de visualiser d’emblée les différents thèmes qui forment les œuvres. Bach en couleurs est également enrichi de commentaires qui établissent les relations entre les œuvres et les intègrent dans le processus de création du compositeur.

Bach en couleurs : une idée originale et pédagogique pour appréhender Bach sous… des couleurs inédites ! 
À découvrir !
(Alain Goldschmidt)