L’ÉNIGME DE NOS SOCIÉTÉS 
«L’INJONCTION À L’ANALYSE»
 


Voilà des années que METAVOLUTION requiert «l’injonction à l’analyse historique» afin de mettre sur des rails larges mais précis notre réflexion sur les progressions et les désagrégations des sociétés «humaines».


Nos sentiments, nos émotions viennent à nouveau de subir des chocs qui mettent, à l’avant-plan, les risques de profonde déshumanisation.

Et il est logique que les jeunes qui nous entourent se montrent fortement touchés.


Mais nous voulons dire ceci: «De tels événements (problèmes de subsistances, gouvernements inaptes et corrompus, guerres permanentes, attentats…) constituent des dévoiements dans notre vie d’espèce, laquelle s’est justement voulue préservée de tels drames en choisissant de former des sociétés afin de s’éloigner des jungles.»


Très visiblement, nos Contrats Sociaux ne sont pas «pensés» avec assez de lucidité et de force pour nous empêcher de retomber dans une animalité prédatrice. En effet, nos intelligences, plus complexes et plus créatives, une fois mal orientées, mal formées, mal contrôlées, peuvent servir des orientations très négatives, en particulier des fantasmes de domination et donc la violence des groupes et des individus les uns sur les autres, des désirs de conquêtes sans limites. Des outils multiformes divisent et asservissent, s’appuyant sur la soumission à des croyances, des mythologies délirantes.

Elles peuvent aussi  - et ce paradoxe sème encore et toujours d’immenses confusions – s’établir sur des illusions de liberté et des petits plaisirs sans cesse réinventés qui accentuent les clivages. Une fois entérinés, ceux-ci mènent à d’interminables conflits.


Nous devons donc admettre que des dérives jalonnent notre histoire et que nous avons encore  beaucoup à apprendre pour conquérir liberté et équilibre.

Pour donner une idée concrète, rappelons, en des lieux et dans des contextes très différents: l’esclavage, les guerres de religion des XVIe et XVIIe siècles, un mode de production comme le capitalisme, forcément assorti de despotismes guerriers, de crises puis de guerres mondiales. Citons aussi les suites de ces guerres mondiales, si nécessaires à décoder pour comprendre ce qui nous advient maintenant, en ce début de XXIe siècle.


Mais nous ne devons céder ni à la panique ni à la détresse car nous sommes toujours aux débuts de notre histoire sociale et que des périodes ont existé où l’humain a été en ligne de mire, où des masses de citoyens contrôlaient les autorités et conservaient leur autonomie. Il faudra y revenir et en analyser les caractéristiques quand nous serons un peu plus sereins et que nous aurons compris que seuls ce calme et l’implication têtue dans des analyses approfondies, voulues pour l’avenir des futures générations, iront à l’encontre de socialisations sans grandeur ni honneur.

Si l’humanité a, indiscutablement, un avenir de dépassement, il faut admettre qu’elle ne peut le vivre sans recherches, recoupements et appuis sur les expériences du passé.


Nous ne pourrons pas nous en sortir avec des formules consolantes ou humoristiques, dans le style: «La vie doit continuer comme avant» (avant quoi ?) ou «Il y aura pire» (quoi ?) ou «Le plus important, c’est de rire» (de quoi ?), même si vitalité et humour font partie de nos belles qualités. Nous devons dire «Notre ‘survie’ veut qu’une véritable vie advienne», car nous en avons, au fond de nous, les capacités. Pour nous en convaincre, un point est redevenu essentiel: nous devons rompre avec les manipulations de puissants orgueilleux et déshumanisés, les illusions de «liberté», les simulacres de «bien public», nous devons cesser de somnoler dans le «divertissement» et revendiquer notre réalisation comme sujets responsables de notre histoire.


Que faire? PÔLENORDGROUP sait qu’il n’est qu’un maillon d’un éveil d’analyse et de prises de responsabilité adéquates au niveau socio-politique.

Une première décision s’impose: repositionner les contextes afin d’éviter les simplifications et les jugements expéditifs, souvent a priori.



Merci à tout qui apportera son concours à cette démarche.

LÉA COURTOIS