le HÉROS moderne
ÉCHOS DANS LES MÉDIAS

Ni Rambo ni Rimbaud… Le Héros moderne
(eux, vous, nous) a conquis le Pôle Nord
Le Soir – Belgique  

Après Bach, George Orwell et le docteur Faust, c’est au tour du Héros moderne de prendre possession des salles occupées, rue du Nord 66, par l’asbl POLE NORD. Cette exposition-spectacle se tient jusqu’au 6 décembre et se conçoit comme un voyage sur les traces du Héros, à la découverte de sa grandeur et de ses défaites, de ses contradictions. 

Au point de départ du périple se révèle l’homme grandi, magnifié, se dépassant lui-même et repoussant sans cesse les bornes fixes de son idéal. Au bout du labyrinthe que le visiteur de POLE NORD est invité à parcourir éclate l’humain, trop humain d’un héros moderne, trop moderne : vous et moi.

Créée en 1983, l’asbl POLE NORD prône la démarche novatrice de reconstruire les éléments théoriques et actifs d’une responsabilité historique. 
L’Histoire, dit en résumé l’Association, est la résultante de tous les actes individuels. Pauvre ou riche, puissant ou anonyme, l’être humain «prend la plume» dans sa vie de tous les jours et écrit, qui un entrefilet, qui une page entière du Grand Livre de l’Histoire de l’humanité. Le thème abordé du Héros moderne s’inscrit dans cette démarche. 
«A l’âge moderne, dit POLE NORD, le héros trouve sa principale grandeur et son principal ennemi en lui-même. Quand il triomphe de ses contradictions et de son mal de vivre, on le sent héros. Dans le cas contraire antihéros.»
La littérature et le cinéma jouent subtilement de ces deux aspects de l’être au centre de l’œuvre et le font paraître plus proche, plus accessible, plus sensible au lecteur, au spectateur.
Victorieux, le héros use de son succès pour mettre en valeur la difficulté de toute action. Sa défaite marque à l’inverse le point de départ décisif d’une nouvelle phase d’exaltation. Touché à mort ou ivre de gloire, il prend forme humaine. Le héros n’est plus que le personnage central d’une histoire : le spectateur se découvre aussi au centre de sa propre existence. 

«On a tort de sourire du héros qui gît en scène, blessé à mort, dit Franz Kafka dans une lettre à Milena, et qui chante un air de théâtre. Nous passons des années à chanter en gisant…»
(Marc Metdepenningen)

«Le héros moderne * ou l’anti-héros» 
Forum FNAC - Rencontre – City 2 - Bruxelles 

Avec : 
Jacques Borel, écrivain, prix Goncourt pour son livre L’adoration, 
France Brel (Fondation Brel), 
Jacques De Cock (sociologue, co-auteur du livre Le Pacte avec l’histoire) 
Charlotte Goëtz-Nothomb (animatrice à POLE NORD et co-auteur du livre Le Pacte avec l’histoire)
Pierre Laroche (metteur en scène et professeur au Conservatoire de Bruxelles), 
Thierry Thomson (réalisateur), 

Don Quichotte, Faust, Don Juan, Hamlet… héros modernes, personnages complexes aux apparences multiples ont un seul visage : le nôtre.
Tout héros moderne dont la première figure est celle du Juif errant a quelque part la dimension d’un anti-héros. C’est sans doute ce qui nous le rend plus proche. Sa fonction n’est plus celle du modèle classique. Il n’est plus le problème d’une élite, il doit pouvoir être vécu en profondeur par tout être humain.
Coïncidence ou signe des temps, aujourd’hui, le héros moderne se retrouve partout, mis en scène au cinéma et au théâtre, dans les bandes dessinées et les romans où l’auteur tend de plus en plus à se mettre en scène lui-même, à fusionner avec son personnage.
Partant de Don Quichotte, avec cinq passionnés du thème, nous  nous entretiendrons surtout du anti-héros.

C’est le thème d’une exposition-spectacle originale, mise sur pied par l’association POLE NORD, rue du Nord 66 -  1000 Bruxelles. 

«Le héros moderne»
Kiosque - Belgique

Qu’ont de commun Einstein, Madame Bovary, Rastignac, James Dean, Corto Maltese et les Tuniques Bleues de Raoul Cauvin ? Tous sont des héros. Modernes, nullement invincibles, mélange de triomphe et d’échec. Nos héros d’aujourd’hui ne sont plus des modèles absolus, ils portent en eux leurs faiblesses, leurs déchéances, une bonne dose d’anti-héros, avec cette juste part de désenchantement, de fatalisme, de «vivre quand même», témoins d’un mouvement d’impasse contemporain. Le héros, c’est nous, parfaitement identifiable. Le Juif Errant, Amadeus, Berlin en sont. On ne peut en faire un portrait univoque, ils sont complexes et multiples. La meilleure façon de les représenter, c’est le jeu du labyrinthe. « Pôle Nord » s’y adonne avec délectation une heure et demi d’expo-spectacle durant, au rythme d’un meneur de jeu. Embarquez, jeunesse !

Exposition-spectacle : «Le Héros Moderne»
Journal des Boulevards - Belgique

L’exposition-spectacle que Pôle Nord présente ouvre un cycle d’activités centrées sur Le Héros Moderne. 
Face-à-face prolongé avec notre «héros», histoire d’amour, histoire de notre histoire… un projet prend forme.
Aux mille visages que présente le héros au fil des romans, pièces de théâtre, films ou œuvres d’art, se substitue insensiblement le mouvement d’un personnage.
Personnage en mouvement qui ne se laisse plus ramener à des oppositions simples, le héros moderne est tout à la fois anti-héros. De là sa grandeur puisqu’il nous représente tous ; de là sa faiblesse puisqu’il est l’expression de toutes nos hésitations.
Quel est-il ce mystérieux meneur de jeu qui se saisit de vous pendant une longue heure, vous entraîne au fil des couloirs à ressentir son histoire, ses contradictions ? Au Pôle Nord, images, photos, décors et mannequins se succèdent.

Une formule inédite… une exposition conçue comme un trajet précis et minuté. 
Elle est visible comme un spectacle !

Départ dans le labyrinthe (20 personnes maximum) en matinée et en soirée. Réservation obligatoire.

Midi-spectacle dans le décor de l’exposition «Le Héros Moderne»

Voyage au bout de l’envers
«Les incroyables aventures de Mademoiselle Pascaline… » 
La fraîcheur du songe
La Libre Belgique (extraits)

Surgie par hasard de la grisaille, Pascaline visite l’exposition. Elle déambule. Chaque nom ou chaque visage de célébrité sont autant de déclics qui la catapultent dans l’envers de son ordinaire en panne de relief. Pascaline ne va cesser de nous jouer tous les tours de son personnage, enivrée d’être en si belle compagnie. Tournant autour de la superbe silhouette stylisée de don Juan (réalisée ainsi que six autres personnages par des étudiants de l’Institut Emile Féron à Bruxelles), voilà Pascaline qui devient elle-même et dialogue avec le séducteur. Quelques instants plus tard, sans doute émoustillée, elle se consume d’amour dans les yeux d’un spectateur. Plus loin, elle trouve les accents de l’Ouest pour matérialiser le monde de Davy Crockett ou encore s’invente un récit aventureux, où un autre membre de l’assistance se transforme en étrange crapaud.

Pascaline est souvent en avance d’une idée. On la suit avec plaisir et l’on est souvent surpris. Dans son habit poussiéreux, couleur muraille, Marie-Christine Baeyens trace son voyage éclair au pays des héros. Avec beaucoup de fraîcheur. Et l’on n’en revient pas sans quelques regrets : il est trop court.  

(Benoît Hambückers)