FAUST
 
 
ÉCHOS DANS LES MÉDIAS

J’ai rencontré le docteur Faust au «Pôle Nord»
La Dernière Heure  - Belgique

Oui! dans une petite retraite coquettement repeinte à neuf, sise au n° 66 de la rue du Nord,  j’ai rencontré le docteur Faust, âgé de cinq cents ans et encore très allant.

Faust! Légende née au XVIe siècle et qui demeure très vivante dans la littérature, l’opéra, la musique, le théâtre et le cinéma. Sujet en or que les actifs membres de l’asbl Pôle Nord, chercheurs infatigables, ont choisi pour leur première exposition de la saison. La légende qui s’est développée autour du personnage réel du docteur Henrik Faust (1480-1540) a non seulement inspiré Goethe, mais une quantité d’autres auteurs avant et après lui. Le fabuleux personnage est apparu très tôt sur les tréteaux des marionnettes allemands, puis se mue en héros de théâtre et d’opéra, de pièces-films, même, souvent d’avant-garde. Personnage inséparable de Méphistophélès, jusqu’à se confondre avec lui, Faust est présenté ici sous ses aspects les plus divers : alchimiste, suppôt du diable, séducteur de Gretchen, etc. Les ouvrages philosophiques, les documents iconographiques, les reproductions des grands maîtres, les photos d’interprètes, les affiches, les costumes de théâtre et même la bande dessinée trouvent place dans trois salles de cette exposition originale qu’il faut aller voir et qu’un montage audio-visuel complète heureusement.
Au vernissage de cette exceptionnelle évocation du mythe faustien, on reconnaissait nos marionnettistes, José Géal de Toone et Jagueneau du Péruchet (qui ont prêté leurs marionnettes aux organisateurs). Etaient également là, venu de Paris, Alain Recoing du Théâtre aux Mains Nues et l’attaché culturel de l’ambassade de Pologne, venu admirer la documentation réunie sur le Faust polonais qui a concurrencé le Faust allemand dans la littérature et le théâtre polonais.
A.L.

Faust, un diable d’homme! 
De la philosophie à la légende
Le Soir  - Belgique  (extraits)

Bien des informations, des documents scientifiques, des illustrations amusantes attendent ceux qui auront la curiosité de visiter l’exposition consacrée à Faust, première manifestation publique d’une jeune ASBL, baptisée POLE NORD.

Les non-spécialistes seront surpris : oui Faust a réellement existé ; il aurait même reçu la coquette somme de douze gulden de l’évêque de Bamberg, pour lui avoir tiré un horoscope. Par contre, les archives de Nuremberg le font apparaître comme un nécromancier sodomite !

De Chaliapine à la Castafiore
Théologiens, chroniqueurs, écrivains se sont vite emparés du personnage, quelques-uns des plus fameux étaient Delacroix, Marlowe et Goethe qui, outre ses deux Faust, a laissé quelques gouaches, que POLE NORD a songé à faire reproduire.
L’exposition donne aussi une place aux nombreux comédiens et chanteurs qui ont prêté leurs traits et leurs voix à celui qui osa signer un pacte avec le Diable : cela va du fameux Feodor Chaliapine, qui arpenta la scène de la Monnaie en 1910, à Philippe Geluck et *Jacques Viala, dans la pièce de Marlowe, montée, récemment, par le Théâtre de Poche, en passant par Gérard Philipe et Michel Simon auxquels le cinéaste René Clair avait demandé d’incarner, à tour de rôle , le Faust et le Méphisto de son chef-d’œuvre, La Beauté du Diable. 

Autre galerie impressionnante, celle des «Marguerite», avec, bien sûr, pour les amateurs de bande dessinée, quelques attitudes suggestives de Bianca Castafiore, la seule vedette féminine d’Hergé.

Un engouement populaire
Pourquoi une exposition sur Faust ? Parce que la poignée de chercheurs, totalement indépendants qui constituent POLE NORD, se préoccupent d’élucider les raisons pour lesquelles notre époque achoppe sur le problème de la responsabilité historique, et que Faust est, par excellence, l’homme qui veut continuer à s’appuyer sur son action, plutôt que de tout attendre de la Nature et du Destin. Parce qu’il s’agit-là, par ailleurs, d’un des rares mythes, à avoir inspiré philosophes et artistes et à avoir immédiatement connu un engouement populaire. L’exposition le montre à souhait, en faisant voisiner ouvrages et documents anciens avec des objets plus pittoresques, et notamment, la panoplie des marionnettes belges et étrangères qui ont incarné Faust. 
Avec aussi, au premier étage, la reconstitution du cabinet de travail du fameux docteur : de quoi donner les poeppers au visiteur, si l’on en croit un des meilleurs imprésarios faustiens : à savoir Toone VII.

«Cinq cents ans de Faust» est un peu la carte de visite de la nouvelle ASBL, installée dans une jolie maison de la rue du Nord et qui compte organiser conférences et séminaires de réflexion ; une carte de visite qui se conjugue avec la parution toute récente aux Editions Universitaires à Paris, du Pacte avec l’Histoire. Essai contre le scepticisme moderne, signé par deux des animateurs, Jacques De Cock et Charlotte Goëtz-Nothomb.
M.J.

Prenez note
«Cinq cents ans de Faust»
La Lanterne - Belgique

Cette exposition est organisée par l’asbl Pôle Nord et présente le mythe de Faust à travers l’histoire, la littérature, le théâtre, les marionnettes, le cinéma.
Le mythe de Faust est né au XVIe siècle avec l’époque moderne. La légende se développe autour d’un personnage réel, né vers 1480 et mort vers 1540, dont on sait peu de chose: il fut célèbre pour ses talents d’astrologue et de magicien. Grand voyageur, il a abordé de nombreuses disciplines et il fut vénéré tant pour sa science que pour ses talents d’animateur. Accusé de nécromancie et d’une série de vices, sa mort spectaculaire a ajouté à sa célébrité.
Dès sa disparition, la légende s’empare de sa personne. Elle se répand dans toute l’Europe.
L’exposition qui se tient au 66 de la rue du Nord à Bruxelles est accessible au public tous les jours de 11h.30 à 18 h.; le vendredi jusqu’à 22 h. Elle montre, au travers d’un historique, le point de convergence de ce succès: Georges Faust, personnage réel; Jean Faust, personnage légendaire. Le théâtre de marionnettes et l’opéra y tiennent une grande place.

De Faust à la Castafiore
Tintin - Belgique

Célèbre pour ses dons d’astrologue et de magicien, esprit curieux ayant abordé les disciplines les plus diverses, grand voyageur, l’illustre Dr Faust (1480-1540) fut à la fois vénéré pour sa science, recherché pour ses talents d’animateur, mais également soupçonné des méfaits les moins avouables, dont la signature d’un pacte avec le diable. Dès sa mort, la légende s’empara du personnage. Elle se répandit bientôt dans toute l’Europe où elle connut une vogue aussi soudaine que durable. Depuis, le mythe n’a cessé d’inspirer les philosophes et les artistes. On pense évidemment à Goethe dont l’œuvre fut à l’origine de nombreuses adaptations littéraires, musicales, picturales et cinématographiques. On pense surtout au populaire opéra de Charles Gounod dont le fameux «Air des bijoux» contribua à la gloire de la Castafiore. On retrouvera l’ineffable diva à l’occasion d’une exposition organisée jusqu’au 6 novembre par l’asbl Pôle Nord. Cette manifestation rassemble autour du mythe de Faust, des objets et documents glanés dans le monde entier. La merveilleuse cantatrice ne sera d’ailleurs pas la seule à y participer. Rastapopoulos y sera aussi en Méphistophélès. 
A voir donc dans les locaux de Pôle Nord – 66, rue du Nord à 1000 Bruxelles (De 11h.30 à 18h. Le vendredi jusqu’à 22 h.) 


Exposition au Palais des Congrès de Liège
«Cinq cents ans de Faust»
La Cité  - Belgique (extraits)

En recréant à Liège le Faust de Gounod, l’Opéra Royal célèbre en même temps qu’une œuvre grandiose un thème dont la richesse et la modernité ne cessent d’étonner.
En cet homme qui fait un pacte avec le diable se rejoignent les préoccupations philosophiques les plus profondes et un succès populaire constant. Faust est, par excellence, l’homme qui veut s’appuyer sur son action plutôt que de tout attendre de la nature et du destin.

L’exposition, montée par l’association POLE NORD (Bruxelles) et que l’Opéra a invitée au Palais des Congrès parallèlement à ses représentations, retrace «Cinq cents ans de Faust» et souligne cette séduction permanente du personnage depuis la Renaissance.
Avant d’aboutir aux chefs-d’œuvre mondialement connus que sont le Faust de Goethe et celui de Gounod, Faust a connu bien des destinées. Il en connaît de nouvelles encore à notre époque.
Fac-similés, photos, affiches, marionnettes, costumes, lithographies, musiques et jusqu’aux cartes postales anciennes et à la bande dessinée, c’est toute une panoplie de documents très variés et attrayants qui attendent le visiteur… un peu surpris dès le début de la visite.

Car Faust a réellement existé. Les archives des villes allemandes l’attestent. Il a voyagé de ville en ville et sa réputation est bien contradictoire. Il aurait même fait ses études à Cracovie, en même temps que Copernic. 
Homme impie? Esprit cultivé? Savant réputé?
De son vivant, il a déclenché bien des passions. Dès sa mort, la légende s’empare de ses faits et gestes. La tradition orale l’arrache à la fin atroce que lui destinait Méphistophélès, et le personnage devient un mythe. Puis la littérature s’empare du thème. 
Au théâtre, très vite, on joue des Faust. Celui de Marlowe, contemporain de Shakespeare, connaît un grand succès. Et les marionnettes n’arrêteront plus de le faire revivre… jusqu’aujourd’hui.

L’exposition en présente toute une série, belges et étrangères, à tringles, à fils, à gaines…
C’est de la tradition des marionnettes que s’inspire Goethe que le thème de Faust hantera toute sa vie. On pourra voir les illustrations que Delacroix a faites pour sa tragédie ou celles que Goethe a lui-même réalisées!

Faust a inspiré beaucoup d’artistes
L’opéra tient une place importante : Gounod, bien sûr, mais encore Berlioz, Boïto, Busoni…
Voici maintenant des Marguerite, d’Adelina Patti à Bianca Castafiore, des Faust belges ou polonais (mais peut-être préférera-t-on retrouver Gérard Philipe ou Albert Einstein ?), les Méphisto, depuis le fameux Féodor Chaliapine jusqu’à Philippe Geluck (Théâtre de Poche) ou Michel Guillou (Théâtre de l’Oeil), en passant par Emil Jannings dans le film de Murnau.
Outre les œuvres classiques, une grande attention est portée aux multiples réalisations et interprétations récentes : Berlin, Liège, Londres, Paris…
Faust a inspiré presque tous les grands musiciens (de Beethoven à Pousseur). Et quel est le littérateur que Faust n’a pas tenté : Pouchkine, Tourgueniev, Thomas Mann, Giono, pour ne citer qu’eux, et nos compatriotes, Franz Hellens et Michel de Ghelderode ?

Une exposition «Faust»
Au palais des Congrès de Liège
La Meuse - Belgique

Dans le cadre des représentations du «Faust» de Gounod au palais des Sports de Liège, l’Opéra Royal de Wallonie organise une exposition intitulée «500 ans de Faust» au palais des Congrès du 7 septembre au 4 octobre. Ceux qui sont fascinés par ce personnage diabolique pourront assouvir leur passion. Fac-similés, photos, affiches, marionnettes, costumes, lithographies, vieilles cartes postales et BD apprendront aux visiteurs que Faust a bel et bien existé, qu’il aurait même étudié à Cracovie, avec Copernic. Mais qui était-il vraiment ? Peut-être l’expo élaborée par l’asbl POLE NORD de Bruxelles vous l’apprendra-t-elle ?
Ce personnage inspira autant de compositeurs que d’auteurs littéraires ou de peintres.

A la Fondation Jacques Brel
«Cinq cents ans de Faust» : 
invitation à l’histoire, au mythe et aux légendes
La Dernière Heure - Belgique

Le Docteur Faust et ses légendes ont habité bien des bibliothèques et des esprits érudits, friands d’histoire et de métaphysique. De la littérature au cinéma, en passant par la peinture, la musique et la danse, Faust, personnage énigmatique et célèbre à la fois, a séduit plus d’un, de la Renaissance à nos jours.

La Fondation Jacques Brel et la Médiathèque de Belgique ont prêté leurs locaux à l’A.S.B.L. «Pôle Nord» qui organise l’exposition «Cinq cents ans de Faust»

«500 ans de Faust»
à la Fondation Jacques Brel et à la Médiathèque de Belgique 
Passage 44 - Bruxelles
La Lanterne – Belgique

«Faites un pacte avec le diable, venez voir Faust !», proposait, il y a de cela quelques semaines, de fréquentes annonces TV, conviant ainsi le public à assister à l’une des épopées parmi les plus étranges qui soit.

Faust a de tout temps enflammé les imaginations, créant autour de son nom autant de légendes et d’histoires magiques que la vieille terre d’Europe peut en receler.
Ce que l’on sait moins pourtant, c’est que le personnage du docteur George Faust a réellement existé. Né en 1480 et mort en 1540, le docteur Faust, versé en sciences chimiques, est un être populaire, indépendant, franc-tireur dans ses proclamations, refusant les liens avec les cours d’Europe, au contraire de nombre de ses confrères.
Faust, c’est le prototype de l’homme moderne, coincé entre l’envol de la Renaissance et les pressions morales de la Réforme.

Mais Faust mort subjuguera sans doute plus encore que de son vivant l’esprit des peuples. Le mythe de Faust est né. Vingt ans à peine après sa mort, la légende «première version apparaît». Faust aurait fait un pacte avec le diable, accompli mille prodiges grâce à lui, et disparu lamentablement au terme de ce pacte. Puis, en 1587, la légende se formalise, elle acquiert ses règles, son histoire se dessine. En 1590, Christopher Marlowe en tire un drame de grande valeur.

A la Fondation internationale Jacques Brel
«500 ans de Faust»
Vlan - Belgique

Une exposition retraçant l’histoire du fabuleux Docteur Faust et intitulée «Cinq cents ans de Faust» occupera les cimaises de la Fondation internationale Jacques Brel (Passage 44 – Bruxelles) du 30 octobre au 24 novembre. Cette exposition soulignera la séduction permanente du personnage depuis la Renaissance ; un être démesuré qui apparut dans la vie et marqua quelquefois profondément l’existence de personnages aussi divers que… Goethe forcément, Gounod, Gérard Philippe et Toone !
Renseignements et rendez-vous pour les visites guidées : asbl POLE NORD – tél : 218 45 76

EMISSIONS
RTBF

Les feux de la rampe (avec Roger Simmons) du mardi 18 octobre 1983
A livre ouvert (avec Jean-Michel Minon) du mardi 25 octobre 1983


A la Bibliothèque Publique et Universitaire de Neuchâtel (Suisse)
«Sous le signe de Faust»
Neuchâtel – Notre Ville – Bulletin officiel

C’est ce jeudi 24 avril 1997 qu’a été vernie la toute nouvelle exposition de la Bibliothèque Publique et Universitaire. En présence du directeur des Affaires culturelles, M. Blaise Duport. M. Ernest Gfeller a parlé de la signification du mythe. Mais la manifestation qui durera jusqu’au 29 août, fera aussi la part belle au cinéma, comme l’écrit Michel Schlup, le directeur de la Bibliothèque universitaire en présentant Faust.

Michel Schlup souligne notamment : «Né en Allemagne à la fin du XVe siècle, le personnage de Faust incarne d’abord l’homme de la Renaissance, assoiffé de connaissances et de jouissances. Mais il incarne aussi l’homme rebelle, révolté contre sa condition, aspirant à l’infini du savoir qu’il obtient en contrevenant aux lois du Divin. Son histoire exemplaire reflète la condition tragique de l’homme moderne qui est aujourd’hui à la frontière de toutes les tentations, de toutes les transgressions. Ceci explique la part importante que le mythe de Faust occupe aujourd’hui dans la culture occidentale, voire universelle, sa vitalité et ses continuelles métamorphoses dans la littérature, le théâtre, la musique ou le cinéma.»

Riche programme
La bibliothèque a donc mis sur pied toute une série de manifestations. Ainsi «Faust Collage», le spectacle monté par le Théâtre de la Poudrière, mettra en œuvre diverses facettes du mythe à partir de Marlowe, Goethe, Boulgakov et Alain Recoing. Huit représentations sont prévues. Dans le cadre de «Passion Cinéma», six films sont présentés. Commencé le 11 avril, le cycle se terminera le 1er mai.

Les conférences, inaugurées le 29 mai par une table-ronde sur l’actualité du mythe de Faust, seront données en juin à la salle circulaire du Collège latin par divers spécialistes suisses et étrangers.

Deux expositions
Des deux expositions présentées dans le hall du Collège latin, l’une est due à l’Association Pôle Nord à Bruxelles. Présentée sur panneaux, elle fait revivre le personnage de Faust, en s’attachant à la formation de la légende et du mythe à travers ses multiples avatars dans le roman, le théâtre, le cinéma ou la musique.
La seconde, réalisée par la Bibliothèque et le Deutsch Club se divise en deux parties. La première est réservée aux grands peintres, dessinateurs et graveurs qui ont illustré le Faust de Goethe. La seconde rassemble quelques-unes des œuvres littéraires que le mythe a fait naître dans le monde entier.

Ce n’est pas la première fois que la Bibliothèque Publique et Universitaire associe d’autres partenaires à ses événements culturels. Elle ne l’a jamais fait pourtant avec une telle ampleur. L’importance du sujet lui a paru justifier ce déploiement inhabituel, écrit son directeur, pour que la population de la ville de Neuchâtel et d’ailleurs puisse s’imprégner profondément de ce grand mythe.